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Formes ordinaire et extraordinaire du Rite romain : un enrichissement mutuel

Formes ordinaire et extraordinaire du Rite romain : un enrichissement mutuel

L’expérience d’un missionnaire du diocèse de Suwon

L’aggiornamento liturgique – c’est-à-dire la mise à jour comportant un renouveau -, dont nous avons célébré le cinquantième anniversaire à la fin de l’année dernière (promulgation de la constitution sur la Liturgie Sacrosanctum Concilium, du 4 décembre 1963), a été en quelque sorte complété par le Motu proprio du Pape Benoît XVI Summorum Pontificum, du 7 juillet 2007, établissant la distinction de deux formes dans le même Rite romain : une forme dite « ordinaire », qui concerne les textes liturgiques révisés suivant les indications du concile Vatican II, et une forme dénommée « extraordinaire », qui correspond à la liturgie qui avait cours avant l’aggiornamento liturgique. Dans le rite romain ou latin, deux Missels sont donc actuellement en vigueur : celui de Paul VI, dont la troisième édition date de l’an 2002, et celui de Saint Pie V, dont la dernière édition, promulguée par le Bienheureux Jean XXIII, remonte à 1962. 

Dans la lettre aux évêques accompagnant le Motu proprio, le Pape Benoît XVI précisait bien que sa décision de faire coexister les deux Missels n’avait pas seulement pour but de satisfaire le désir de certains groupes de fidèles attachés aux formes liturgiques antérieures au concile Vatican II, mais aussi de permettre l’enrichissement mutuel des deux formes du même rite romain, c’est-à-dire non seulement leur coexistence pacifique, mais encore la possibilité de les perfectionner en mettant en évidence les meilleurs éléments qui les caractérisent. Il écrivait notamment que « les deux Formes d’usage du Rite Romain peuvent s’enrichir réciproquement: dans l’ancien Missel pourront être et devront être insérés les nouveaux saints, et quelques-unes des nouvelles préfaces… Dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI, pourra être manifestée de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien ». 

C’est dans cet esprit que, répondant la demande d’un groupe de fidèles laïcs coréens du groupe « Una Voce », j’ai accepté, depuis déjà quelques années, de célébrer la Messe selon la forme extraordinaire dans la chapelle de notre Foyer Saint Jean et Saint-Jacques, à Kunpo (diocèse de Suwon, dans la périphérie de Séoul), une ou deux fois par mois. L’élan spirituel impulsé par le Motu proprio du Pape Benoît XVI, à partir de la liturgie, est bien visible : les fidèles viennent nombreux, car ceux qui étaient encore habitués à participer à la Messe tridentine – relativement peu nombreux en Corée – ont été rejoints par des personnes, en particulier des jeunes, désireuses de découvrir l’autre forme du Rite romain. Nous faisons donc la belle expérience souhaitée par le Pape : une plus grande ferveur, qui rejaillit même sur les célébrations eucharistiques selon la forme ordinaire en langue coréenne, en particulier la redécouverte des attitudes d’adoration envers le Saint-Sacrement (agenouillement, génuflexion…), un plus grand recueillement, caractérisé notamment par ce silence sacré qui doit marquer les moments importants du Saint-Sacrifice pour permettre aux fidèles d’intérioriser le mystère de la foi qui est célébré… Il est vrai qu’il faut faire œuvre de pédagogie : expliquer les rites du Missel tridentin à ceux qui ne les connaissent pas encore, remettre un livret bilingue latin-coréen pour permettre aux fidèles de bien suivre la Messe… C’est une tâche très stimulante pour un prêtre, car il est conscient qu’il travaille au renouveau liturgique, et donc spirituel, voulu par le concile Vatican II, et auquel nous appelle avec vigueur le Pape François.

Dans la région de Séoul, nous sommes déjà trois ou quatre prêtres coréens et étrangers, qui célébrons selon les deux formes, et, surtout, il existe de nombreux jeunes prêtres coréens, et aussi des séminaristes, qui l’apprennent actuellement… Il y a aussi, par exemple, ce curé d’une paroisse de Séoul, qui a accueilli volontiers la demande de pouvoir célébrer la Messe tridentine dans sa paroisse, car, a-t-il dit, « je veux la montrer à mes paroissiens »… J’irai donc la célébrer, accompagné d’un groupe de fidèles de l’association « Una Voce ». Oui, comme le dit la constitution

Sacrosanctum Concilium du concile Vatican II, « la liturgie, par laquelle s’exerce l’œuvre de notre rédemption, contribue au plus haut point à ce que les fidèles, par leur vie, expriment aux autres le mystère du Christ et la nature authentique de la véritable Eglise » (n. 2).

Père Philippe Blot, MEP

La visite du Pape en Corée du Sud : un tsunami spirituel

La visite du Pape en Corée du Sud : un tsunami spirituel


Du 13 au 18 août dernier, Pape François s’est rendu pour la première fois en Asie du sud-est à l’occasion notamment des Journées Asiatiques de la Jeunesse, qui avaient lieu à Daejon. Ces cinq jours, très intenses, ont été marqués par de nombreuses rencontres et, en particulier, la cérémonie de béatification de 124 martyrs – Paul Yun Ji-Chung et ses 123 compagnons – en présence d’une foule d’un million de personnes réunies sur l’immense place Gwanghwamun, en plein cœur de la capitale, Séoul. Le Saint-Père lui-même a résumé son voyage apostolique en trois mots: «mémoire –espérance –témoignage». Les retombées positives de ce voyage sont déjà visibles: les curés ont pu constater avec étonnement et aussi une grande joie que beaucoup de catholiques non pratiquants ou pratiquants occasionnels, en particulier des jeunes, sont revenus dans les paroisses dès le dimanche qui a suivi la visite du Pape. Des files de pénitents, y compris des adolescents et de jeunes adultes, attendaient devant les confessionnaux pour recevoir le pardon de Dieu, une démarche que beaucoup avaient négligé ces dernières années pour s’adonner aux jeux vidéos, aux sorties et aux études… Les demandes d’entrée en catéchuménat se sont multipliées, y compris sur internet; en effet, les différents sites catholiques ont été submergés de demandes du type: «que doit-on faire pour devenir catholique?». Enfin, de nombreux paroissiens n’hésitent plus à s’engager au service des plus pauvres en offrant leurs services dans les différentes confréries et associations qui œuvrent en faveur de ceux que cette société d’abondance laisse sur le bord du chemin… Comment peut-on expliquer un regain de ferveur aussi soudain?


Le peuple coréen a accueilli chaleureusement le Pape, et, en retour, il a été très touché par les gestes délicats du Souverain Pontife à l’égard de tous ceux qu’il a rencontrés durant les cinq jours de sa visite. On peut dire que le Pape François a réussi à incarner le message chrétien, celui de l’amour et du pardon, ce qui constitue le plus beau témoignage que l’Eglise peut rendre en Asie. Voici quelques exemples de ces attentions: le Pape a reçu les parents des victimes du naufrage du Sewol, en arborant le ruban jaune, symbole du combat des parents pour connaître la vérité sur cette tragédie et obtenir justice; il n’a pas hésité à baptiser le père de l’une des victimes, et, lors de la Messe célébrée en faveur de la réconciliation entre les deux Etats coréens, il a salué, l’une après l’autre, des femmes âgées, que les Japonais avaient réduit en esclavage durant la seconde guerre mondiale (les «femmes de réconfort»). De même, on ne peut passer sous silence la visite du Pape François à la «Maison de l’Espoir», qui, à Kkottongnae, accueille une cinquantaine d’enfants handicapés physiques et mentaux, ainsi que la prière dans le jardin, parsemé de dizaines de croix blanches, dédié aux enfants victimes de l’avortement, et, bien sûr, les gestes affectueux qu’il a adressés aux réfugiés de la Corée du Nord, qui ont fui l’enfer communiste pour gagner Séoul au prix d’une véritable odyssée… Le Pape a donc montré concrètement ce qui constitue le cœur du message de l’Evangile et de sa propre mission de vicaire du Christ: comme Jésus et en son nom, le Saint.-Père a voulu rencontrer l’autre personnellement, spécialement le plus faible, le plus malheureux, pour lui annoncer la Parole du Salut, manifestée dans la Croix glorieuse, celle qui conduit au baptême, à travers des gestes de miséricorde, qui sont ceux du Christ Sauveur. Oui, par ses gestes de charité, le Pape a conquis le cœur de nombreux Coréens, qui ont compris que, à la lumière de la foi chrétienne, tous les hommes sont dignes d’être rencontrés et aimés, et donc pardonnés, c’est-à-dire sauvés. C’est donc bien le visage du Christ lui-même que le Pape François rendait visible par ses gestes de miséricorde.

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Message du Père Blot lors de la visite de l’ambassade de France

A Monsieur l’ambassadeur et Monsieur le Consul

La prière et le sport                                                  

Il y a quelques années, répondant à un journaliste qui m’avait interrogé sur les principes pédagogiques mis en œuvre dans les différents foyers d’accueil dont j’ai la responsabilité, j’avais répondu : « Dans l’ordre : La prière et le sport ».

En fait, cela n’avait en soi rien d’extraordinaire ! Il s’agissait de la simple reprise du vieil adage latin bien connu des éducateurs spécialisés dans le monde des jeunes : « Mens sana in corpore sano » c’est-à-dire : « un esprit sain dans un corps en bonne santé ».

Pourtant, s’il est vrai que, dans le contexte actuel, on voit bien ce que le sport peut apporter pour la croissance d’un enfant et d’un adolescent, la prière, elle, est devenue un mot pour le moins un peu étrange.

De fait, l’esprit, la « mens » de l’adage latin, ne recouvre pas entièrement ce qui correspond à la connaissance, aux études littéraires, scientifiques, artistiques… qui impliquent elles-mêmes le dialogue avec l’éducateur, et donc on parlera plutôt de « maïeutique » qui est un autre principe pédagogique très ancien, cette fois-ci issu de la philosophie grecque, qui implique l’accès au savoir moyennant une découverte, littéralement un « accouchement » a partir d’un processus de maturation mettant en œuvre une initiation de l’enfant et de l’adolescent à la véritable liberté, c’est-à-dire une liberté responsable, sachant distinguer le bien du mal et rendue capable de choisir le bien. Continue reading Message du Père Blot lors de la visite de l’ambassade de France

Visite de l’ambassadeur et du consul de France en Corée du Sud

Le 16 décembre 2013, M. Jérôme PASQUIER, Ambassadeur de France en Corée accompagné de M. Ishwar-Arnold ROCKE, Consul. Ils sont venus visiter les foyers Saint Jean, Saint Jacques et Saint Pierre, situés à Gunpo et Gwacheon, au sud de l’agglomération de Séoul. Nous les remercions pour cette visite.

Vous pouvez visionner la vidéo résumant leur visite sur ce site dans la rubrique le foyer puis vidéo ou directement sur Dailymotion : http://dai.ly/x18juev

Des photos sont également en ligne dans la rubrique Le foyer, Photos.

Merci 

Un Très Joyeux et Saint Noël

Jean-Baptiste V. Volontaire MEP

En suivant l’étoile marchons, avec les Mages, pour rencontrer notre Sauveur et L’adorer !

Noël approche et notre cœur est plein de joie car nous cheminons vers le Seigneur dans l’Espérance.

Le temps de l’Avent, qui est un temps d’attente et de préparation, avec sa liturgie propre, est pour toute l’Église une bénédiction. A l’exemple des Mages venus d’Orient, nous approchons du Seigneur dans la foi et la prière, et nous nous réjouissons de cette Venue divine, du Fils de Dieu fait Homme par le sein béni de Marie, la Toute Pure.

L’Étoile pointe à l’horizon et nous nous sommes mis en marche. En fidèles chrétiens, chacun, à sa façon, chemine vers le Sauveur. L’attitude des Mages est vraiment très instructive, Ils viennent de loin et apportent avec eux le signe visible (or, encens, myrrhe), concret, de leur foi au Seigneur qui reste cependant un mystère. Dieu nous aime et attend de nous une réponse, un oui à sa vocation. Dieu désire que nous venions vers Lui de tout notre cœur. Le temps de l’Avent est privilégié pour cela. C’est un temps de grâce.

Si nous regardons encore de plus prés le comportement des Mages, nous voyons qu’ils ont une grande foi et sont profondément religieux. Attentifs aux signes divins, à la Parole d’en-haut, qu’ils devaient connaitre sous diverses formes, et peut-être en partie par les textes sacrés des juifs, ils viennent pour adorer, rendre hommage au Sauveur. Voila une attitude qui nous met à notre vraie place, qui est d’adorer Dieu, Lui rendre grâce, Le louer, Le prier avec foi en s’efforçant de Lui plaire sans cesse. L’attitude religieuse d’adoration et de prière est fondamentale pour nous croyants surtout en cette période de l’Avent.

Nous ne pouvons pas vivre notre foi sans la prière, sans l’adoration. C’est une réalité que toute la Bible nous enseigne. Tous les hommes de Dieu, Ses serviteurs, les croyants fidèles prient et adorent. La Nativité est un appel à la prière, à la rencontre avec le Seigneur.

Pour tenir jusqu’au bout dans la foi, il est important de se donner une règle de prière, une règle spirituelle adaptée à sa vie. Il importe de s’engager à prier régulièrement afin de nourrir sa foi et de persévérer en elle. La prière régulière témoigne de notre amour pour Dieu et le prochain, car elle permet aux grâces d’en-haut de tomber sur tous les hommes. La prière et la lecture de la sainte Bible permettent de s’enraciner en Dieu.

En ce temps de l’Avent regardons vers le Seigneur qui vient. Comme les bergers et les mages, glorifions Dieu (Lc2,20). Comme la Vierge Marie, conservons précieusement la foi dans notre esprit, notre vie, et méditons avec amour la Parole Divine dans notre cœur.

Profitons bien de l’Avent pour prier chaque jour seuls et avec les autres… La lecture des textes liturgiques, une dizaine de chapelet, la Messe quotidienne…

O Seigneur Jésus ! En ce temps de Noël, aide-nous particulièrement à cheminer vers Toi avec confiance. Donne-nous Ta paix, Ta joie, Ta grâce sanctifiante et sauve-nous.

Sainte Vierge Marie, apporte l’Enfant Jésus à tous ceux qui t’en prient, à tous ceux qui L’aiment. Apporte le Sauveur et Sa grâce divine partout dans le monde et protège notre Église.

Saint Joseph, le Juste choisi par Dieu, veille sur chacun d’entre nous et sur chacun de ceux pour qui nous te prions !

Bénie soit la Sainte Famille ! Béni soit Jésus-Christ, notre unique Sauveur !

Gloire à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit.

Bon Avent dans la prière et dans la grâce divine et.. Joyeux NOEL à tous !

Père Philippe BLOT.mep

A la découverte d’un l’orchestre catholique

A l’écoute d’un orchestre catholique de Gunpo

Mardi 12 Novembre 2013, nous sommes allés avec certains jeunes du foyer Saint Jean écouter un orchestre catholique coréen au centre d’art de Gunpo. L’orchestre était composé de violons, d’alto, de violoncelles, de contrebasses, d’un piano, de flûtes traversières, d’un cor d’harmonie et de cymbales. En plus des instruments il y avait trois chanteurs un homme et deux femmes. Les morceaux interprétés étaient classiques et connus allant des Noces de Figaro de Mozart en passant par Pizzicato Polka de Strauss ou encore Habanera de Bizet. Des classiques coréens nous ont également été joué. Avant que l’orchestre ne commence un groupe de jeune d’une dizaine d’année nous a présenté la chorée d’une musique coréenne à la mode « Corée PaPaPa » Très drôle !

Les jeunes du foyer passent beaucoup de temps derrière un écran, aller voir un orchestre leur permet de découvrir autre chose, la beauté de la musique (bien différente de ce qu’ils ont l’habitude d’écouter Opa Canasata par exemple). Effectuer des sorties permet aux jeunes de changer leurs habitudes et de voir ce qui existe à l’extérieur. Ces adolescents doivent pouvoir découvrir le monde qui les entoure, pour qu’une fois autonome ils ne soient pas surpris et puissent vivre normalement et non renfermer sur eux même. La plupart n’ont malheureusement plus de famille ou des problèmes familiaux, ils seront livrés à eux mêmes lorsqu’ils auront quitté le foyer. Ne pas avoir de famille en Corée constitue, un handicap. Ces personnes sont souvent marginalisées par la société. D’où l’importance du travail effectué par le foyer, le père Blot et toute son équipe.

En plus de cet aspect social, passer une soirée à l’extérieur du foyer, nous permet à tous de faire quelque chose ensemble et d’avoir ensuite de bon souvenir. Je dois avouer que j’ai vraiment apprécié cette soirée.

Jean-Baptiste Volontaire MEP

Mois de juin-juillet-août 2013 : Prions pour notre pape !

Pape François

Le temps des vacances approche et pour le vivre dans la Foi comme de vrais chrétiens, j’aimerai vous transmettre ces quelques réflexions :

La Bible et l’histoire de l’Église, que nous aurons grand intérêt à lire et à méditer pendant nos moments de repos au cours de l’été, résonnent de l’Alliance perpétuelle de Dieu avec les hommes, au-delà de leurs infidélités, Alliance dont le Sacrifice de la Croix est le « sommet » a dit notre nouveau Saint Père, notre pape François !

Il est providentiel que son pontificat ait commencé peu avant le Vendredi Saint … Et de nous montrer résolument le fruit de la Rédemption en marche, à la suite des derniers pontifes.

La régénération de l’Église et du monde a en effet débuté avec le pape Jean XXIII, à travers sa bonté et son œuvre conciliaire. Puis c’est le pape Paul VI qui, dans sa mouvance, a créé le terme de « Civilisation de l’Amour » pour désigner le renouveau voulu par l’Esprit-Saint. D’ailleurs, à sa suite, le pape Jean Paul II y a fait une référence constante et inaugure dans les faits les temps nouveaux en s’appuyant sur la sainte Vierge Marie et au prix de l’oblation personnelle de sa vie par la maladie et la vieillesse … Après le doux passage du pape Benoit XVI, il revient désormais au pape François de synthétiser et de magnifier l’inestimable apport de ses prédécesseurs en donnant corps a la Civilisation de l’Amour.

Le Bienheureux Jean-Paul II en avait ouvert l’ère en instituant la Fête de la Miséricorde divine (en l’année 2000) ; le pape François en est le témoin liminaire. Il n’a qu’un programme : proclamer et faire vivre l’Évangile de l’Amour et de la Miséricorde …

C’est la mission de notre nouveau pape et son charisme dont l’Argentine, son pays, a été le laboratoire et qu’il est appelé à réaliser à l’échelon universel sous l’impulsion vibrante de l’Esprit-Saint !

Le pape Francois veut visiblement renouer avec les racines du christianisme, contemplant l’humilité et la simplicité de Jésus, imitant Sa proximité aimante avec chacun, à l’heure où le monde, désenchanté et désemparé, recherche inconsciemment son nouveau et  unique Sauveur ! Et le pape François juge en conséquence qu’il faut changer le monde en partant d’en-haut, de l’Église elle-même : « Combien je désire une Église pauvre pour les pauvres. »

Et notre pape en montre l’exemple le premier par l’austérité de sa vie … Sa simplification des fastes liturgiques …

Et le Saint Père n’en est qu’à son commencement … S’il continue, avec la grâce de Dieu, il mettra le feu à la terre !

Nul doute que les prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse verront une explosion de l’Amour et la Miséricorde dans le cœur de tous les jeunes …

Prions donc pendant ces prochains mois la Mater Ecclesiae, la Sainte Vierge Marie, saint Joseph, son Époux, et saint François d’Assise d’assister notre Pape dans sa tâche de Vicaire du Christ !

Bonnes et saintes vacances !

Père Philippe BLOT.mep

MOIS de MARS, placé sous le patronage de saint JOSEPH.

Ce mois de mars 2013 fera date dans l’Histoire de notre Église catholique, notre Histoire … Nous allons nous unir encore davantage dans une prière ininterrompue pour entourer de notre affection à la fois souterraine et céleste les Cardinaux chargés d’élire un nouveau Pape !

Ces circonstances exceptionnelles m’ont fait renoncer au canevas  habituel  de notre page mensuelle.

Commençons par faire nôtre la prière de la Messe prévue pour l’élection du Souverain Pontife :

« Pasteur éternel, notre Dieu, Toi qui gouvernes Ton Église et la protèges toujours, donnes-lui, nous t’en prions, le pasteur qu’elle attend : un homme qui ait l’esprit de l’Évangile et nous guide selon Ta volonté. Par Jésus-Christ, Ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu qui règne avec Toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen ! » (Missel Romain)

Ensuite je vous propose de prier Notre Seigneur Jésus-Christ par l’intercession de la Sainte Vierge Marie et de saint Joseph qui seront présents et aideront les orientations des votes des cardinaux électeurs en ce moment solennel ! :

« Seigneur Jésus,  envoies Ton Esprit Saint  pour qu’il guide les Pères du Conclave … Toi, seul, Jésus peux sauver et guider Ton Église ! Prends Toi-même sa direction ; en la personne du Saint Père qui va être élu ! Que le nouvel Élu soit un pasteur de paix, d’union,  de réconciliation pour tous les enfants dispersés et divisés ! Un seul Coeur, une seule Âme !!!  Que tous les éléments de division soient écartés ! Tu connais Tes brebis, elles Te connaissent, sauf les brebis indisciplinées ! Écarte-les ! Qu’elles ne contaminent pas le Troupeau tout entier !

Que Ton Esprit plane avec douceur et fermeté sur chacun des Pères du Conclave ! Seigneur, les hommes sont pessimistes quant à l’avenir de l’Église. Ils doutent de sa filiation divine ! Moi,  pauvre créature, j’y crois plus que jamais ; je sais que les assises de notre Église sont solides ! Nul changement ne peut les ébranler. Tu éprouves la fidélité de Ton Peuple …

Qui sera élu ? Tu le sais déjà, comme Tu sais aussi que Ton Église a besoin de panser ses plaies !

Seigneur, j’ai confiance. Fais que toujours  je garde confiance. En ce moment important pour notre Église, nous crions vers Toi, notre Créateur et Père ! Écoutes et prends nous en pitié ! »

Ne cessons pas de répéter pendant ces jours du mois de mars cette brève prière : « Seigneur, j’ai confiance en Ton Amour et en Ta Miséricorde. Fais que, toujours, j’aie confiance ! »

Bonne montée vers Pâques dans l’attente du nouveau Pape que le Ciel enverra à Son Église et notre Église pour la gouverner, l’instruire, la sanctifier et la remplir de joie et d’allégresse.

Père Philippe BLOT.mep

Mois de février 2013

Pour ce mois de février l’intention de prière proposée par le Saint-Père, notre Pape Benoît XVI, m’a un peu surpris ! : « Prions pour que ceux qui souffrent de guerres et de conflits soient des protagonistes d’un futur de paix ! »

Mon premier mouvement a été de penser : ceux qui souffrent des guerres et des conflits sont des « victimes », pas des « protagonistes » !

A la réflexion j’ai réalisé que ma « protestation » était trop humaine, trop empreinte du pessimisme contemporain !

Le saint Évangile, et l’enseignement de l’Église, qui le transmet depuis des siècles, seraient « trahis » si on cédait à cette pente descendante trop humaine !

En Jésus-Christ, les victimes sont les vrais vainqueurs ! Notre perspective est d’entrer dans le Royaume de Dieu ! Et c’est ainsi que nous pouvons lire dans les Actes des Apôtres :

« Paul et Barnabé affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le Royaume de Dieu. » (Ac 14, 22)

Dans son message pour la journée mondiale des malades qui sera célébrée ce 11 février 2013, le Pape Benoît XVI nous ouvre des perspectives courageuses dans ce sens. Je vous en cite quelques brefs extraits. Mais ce message destiné aux malades vaut le mérite d’être lu en entier surtout si vous ou vos proches sont « visités » par la souffrance :

Extraits du Message du Pape Benoît XVI à l’occasion de la 21ème journée mondiale des malades :

S’adressant aux malades, le Saint-Père fait d’abord une citation du Concile Vatican II :

« Qu’à tous parviennent les paroles rassurantes des Pères du Concile œcuménique Vatican II : « Vous n’êtes ni abandonnés ni inutiles ; vous êtes les appelés du Christ, vous êtes Sa transparente image. »

Plus loin Benoît XVI cite sa propre encyclique « Spe Salvi » :

«  Ce n’est pas le fait d’esquiver la souffrance, de fuir devant la douleur, qui guérit l’homme, mais la capacité d’accepter les tribulations et de mûrir par elles, d’y trouver un sens par l’union au Christ, qui a souffert avec un amour infini. »

Faisant  ensuite allusion à l’Année de la Foi dans laquelle nous sommes engagés, le Pape cite plusieurs exemples de Saints qui ont participé à cette corédemption en union avec les souffrances et la Passion de Jésus-Christ… dont Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face :

« Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, « experte en scientia amoris (science de l’Amour) » (expression empruntée au bienheureux Jean-Paul II) sut vivre « en union profonde avec la Passion de Jésus », la maladie qui la conduira « à la mort à travers de grandes souffrances » (expression du Pape Benoît XVI lui-même).

Pour terminer nous pourrons méditer sur le mystère de la souffrance… Ceux qui souffrent dans leur corps ou leur esprit ne sont pas des inutiles mais des corédempteurs s’ils s’unissent avec Jésus !

Il faut à l’Amour des preuves ! Puissions-nous ne pas rester sourds à l’appel de Jésus tout en restant humbles : soyons de plus en plus petits comme l’a été saint Jean Baptiste. N’est-ce pas cela que nous rappellera la Parole de Dieu au cours de la Messe du mercredi des Cendres au milieu de ce mois de février ?

Passez aussi un saint Carême avec Jésus qui nous dit dans le creux de l’oreille : « Le chemin qui vous conduit au Royaume est escarpé, allez doucement et prudemment ! N’ayez pas peur ! Avec Moi ne craignez rien ! »

Père philippe BLOT.mep

BONNE et HEUREUSE ANNÉE 2013 !

Sassoferrato, Le sommeil de l'Enfant Jésus

Dans son message pour la journée mondiale de la Paix en ce début de l’année 2013, le Pape Benoit XVI se fait l’écho vivant de Jésus sur la Montagne des Béatitudes : « Heureux les artisans de Paix ». On pourrait traduire en langage concret : Heureux ceux qui cisèlent la paix … par opposition à ceux qui forgent des armes de division et de haine.

Mais comment un chrétien peut-il participer à cette « fabrication » ? Sans doute pas en donnant de la voix dans les conférences internationales où siègent les grands de ce monde en vue de résoudre les conflits de notre planète ! Certes ces conférences sont indispensables, cependant elles ne porteront aucun fruit s’il n’y a pas des fleuves souterrains de prières et de paix ! Et c’est là que les petits que nous sommes ont leur rôle à jouer, un rôle irremplaçable !

C’est dans le monde invisible que germe la Paix que Dieu seul peut donner, la Paix léguée par Jésus, le Jeudi Saint. Cette Paix qui descend du Ciel ne peut atteindre la terre que par des canaux spirituels, que sont les cœurs humains ! Et nos âmes ne peuvent être porteuses de paix que si elles sont elles-mêmes pacifiées, c’est-a-dire imprégnées de paix :

« Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. Celui qui ne m’aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, Lui, vous enseignera tout, et Il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés ni effrayés. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. »

(Évangile de saint Jean 14, 23-28)

Dans son message, le Saint Père fait référence à un de ses prédécesseurs, le Bienheureux Jean XXIII, qui écrivit l’encyclique Pacem in Terris. Lisons un extrait de cette encyclique car elle nous donnera quelques pistes à méditer pour laisser l’Esprit Saint, en ce début d’année nouvelle,  faire en nous son travail de pacification qui fera de nous des « bâtisseurs de Paix » :

« C’est cette paix apportée par le Rédempteur que Nous lui demandons instamment dans Nos prières. Qu’Il bannisse des âmes ce qui peut mettre la paix en danger, et qu’Il transforme tous les hommes en témoins de vérité, de justice et d’amour fraternel. Qu’Il éclaire ceux qui président aux destinées des peuples, afin que, tout en se préoccupant du légitime bien-être de leurs compatriotes, ils assurent le maintien de l’inestimable bienfait de la paix. Que le Christ, enfin, enflamme le cœur de tous les hommes et leur fasse renverser les barrières qui divisent, resserrer les liens de l’amour mutuel, user de compréhension à l’égard d’autrui et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort. Et qu’ainsi, grâce a Lui, tous les peuples de la terre forment entre eux une véritable communauté fraternelle, et que parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant désirée. » (Pacem in Terris- 171)

Voilà en quelques mots ce qui est la belle mission que Jésus nous a confiée, à nous les chrétiens : accueillir et faire régner autour de nous l’harmonie et la paix qui ensemencent et ré-évangélisent tous les peuples de la terre !

Bonne et sainte année de Paix et de Foi unis dans les  Saints Cœurs de Jésus et Marie.

Père Philippe BLOT.mep