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Mois du Sacré-Coeur de Jésus

Le mois de juin est traditionnellement consacré à honorer le Divin Cœur de Jésus. Disciples de Jésus, nous ne saurions oublier ce rendez-vous avec Celui qui a donné Sa vie sur la Croix par Amour pour l’humanité pécheresse. Pour nous faire entrer dans la méditation de ce mois, je vous propose d’abord de réécouter l’invitation de Jésus ou Il nous demande de nous mettre à Son école de l’Amour, car Il est « doux et humble de cœur » et de nous reposer en Lui si nous acceptons d’être comme ces tout petits à qui le Père révèle Ses secrets… « En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne connait le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connait le Père si ce n’est le Fils, et celui a qui le Fils veut bien le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. » (Mt 11, 25-30)

Puis retournons voir ce qui est le « texte fondateur » de la fête du Sacré-Cœur : la grande révélation faite à sainte Marguerite Marie Alacoque en juin 1675. Jésus demande à la religieuse de faire « réparation d’honneur » et promet de répandre en abondance les « influences de Son divin Amour » sur ceux qui honoreront son Cœur. « Voila ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner Son Amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et pour les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce Sacrement d’Amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible et que ce sont des cœurs consacrés qui en usent ainsi. C’est pour cela que je te demande que le premier vendredi d’après l’octave du Saint Sacrement soit dédié une fête particulière pour honorer mon Cœur, en communiant ce jour-la et en lui faisant réparation d’honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu’Il a reçues pendant le temps qu’Il a été exposé sur les autels. Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera pour répandre avec abondance les influences de Son divin Amour sur ceux qui Lui rendront cet honneur et qui procureront qu’il Lui soit rendu. » (Révélations du Sacré-Cœur de Jésus à sainte Marguerite Marie Alacoque)

Puissions-nous, pendant ce mois de juin, faire un pas de plus dans la confiance en cet Amour passionné que Jésus nous porte et nous laisser persuader qu’Il trouve Sa consolation en notre âme quand nous acceptons de nous laisser ainsi aimer par Lui.

Père philippe BLOT – MEP

“LE CHRIST POUR VOUS S’EST FAIT PAUVRE” (2 Cor 8,9)

En ce mois de mars, nous allons entrez en CARÊME qui constitue un chemin d’entrainement spirituel intense pendant quarante jours !

Chaque année, le Carême nous offre une occasion providentielle pour approfondir le sens et la valeur de notre identité chrétienne, et nous stimule à redécouvrir la Miséricorde de Dieu, pour devenir, à notre tour, plus miséricordieux envers nos frères et sœurs.

Pendant ce temps béni, l’Eglise, notre Mère, nous propose certains engagements spécifiques pour nous accompagner concrètement dans ce processus de renouvellement intérieur : Ce sont la prière, le jeune et l’aumône. Arrêtons-nous sur ce dernier engagement : L’aumône.

L’aumône est une manière concrète de venir en aide à ceux qui sont dans le besoin, et en même temps, un exercice ascétique pour se libérer de l’attachement aux biens terrestres. Combien est forte l’attirance des richesses matérielles, et combien doit être ferme notre décision de ne pas idolâtrer ! Aussi Jésus affirme-t-il d’une manière péremptoire : « Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent. » (Luc16,13)

L’aumône nous aide à vaincre cette tentation permanente de s’enrichir ! Elle nous apprend à aller à la rencontre des besoins de notre prochain et à partager avec les autres ce que, par grâce divine, nous possédons.

L’Evangile met en lumière un aspect caractéristique de l’aumône chrétienne : elle doit demeurer cachée ! « que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite. », dit Jésus, « afin que ton aumône se fasse en secret. » (Mt6,3-4)… Ainsi tout doit être accompli pour la gloire de Dieu et non pour la notre ! L’aumône n’est pas seulement une simple philanthropie : elle est plutôt une expression concrète de la charité, vertu théologale qui exige la conversion intérieure » l’Amour de Dieu et des frères et sœurs, » l’imitation de Jésus-Christ qui, en mourant sur la Croix, se donna tout entier pour notre salut.

L’aumône éduque à la générosité de l’amour ! L’Eglise nous invite donc » considérer l’aumône avec un regard plus profond, qui transcende la dimension purement matérielle et Jésus nous a enseigné qu’il y a plus de joie a donner qu’à recevoir ! Quand nous agissons avec amour, nous exprimons la vérité de notre être : nous avons en effet été crées, non pour nous-mêmes, mais pour Dieu et pour nos frères et sœurs !

Chaque fois que, par amour pour Dieu et des autres, nous partageons nos biens avec notre prochain qui est dans le besoin, nous expérimentons que la plénitude de la vie vient de l’amour et que tout se transforme pour nous en bénédictions sous forme de paix et de joie !

En récompense de nos aumônes, le Père céleste nous donne Sa joie ! Mais il y a plus encore : Saint Pierre cite parmi les fruits spirituels de l’aumône le pardon des péchés !: « La charité couvre une multitude de péchés « (1P4,8) La liturgie du Carême répète souvent que Dieu nous offre, à nous pécheurs, la possibilité d’être pardonnés. Le fait de partager ce que nous possédons avec les pauvres nous dispose à recevoir un tel don. L’aumône, en nous rapprochant des autres, nous rapproche de Dieu, et elle peut devenir l’instrument d’une authentique conversion et d’une réconciliation avec Lui et avec nos frères.

A travers la pratique de l’aumône, entrainons-nous spirituellement pour croitre dans la charité et reconnaitre Jésus dans les pauvres. En aidant matériellement les autres soyons des témoins de l’Amour de Jésus !

Que la Sainte Vierge Marie, Mère et Servante fidèle du Seigneur, nous aide à livrer le vrai « combat spirituel » de ce Carême avec les armes de la prière, du jeune et de la pratique de l’aumône, afin de parvenir aux célébrations des fêtes pascales en étant entièrement renouvelés en esprit. Bon et saint Carême !

Pere philippe BLOT.mep

Pâques 2010 et la miséricorde, comme le vrai visage de Dieu

« La prière est plus forte que Dieu » disait le cardinal BOURNE. Le Seigneur l’a mise dans le cœur de l’homme, dans toute sa vie, dans son organisme même, car l’homme a besoin de prière autant que son corps a besoin d’oxygène.

PRIER c’est élever son âme vers Dieu en dialoguant avec Lui, comme un enfant avec son père, que ce soit en se servant de formules consacrées, de prières transmises par des générations ou des prières enseignées par Jésus Lui-même, comme le « Notre Père ». Et voici qu’au 20ème siècle Jésus Lui-même a dicté à une âme privilégiée une prière magnifique : Le CHAPELET DE LA MISERICORDE. Jésus, adoptant la méthode du chapelet, confie à une religieuse polonaise une nouvelle formulation de cette discipline répétitive du temps consacré à la prière. SŒUR FAUSTINE : Hélène KOWALSKA, troisième de dix enfants, est née le 25 août 1905 dans le village de Glogowice, en Pologne, dans une famille pauvre et pénétrée d’un esprit profondément religieux. Hélène est une enfant exceptionnellement pieuse, priant sans cesse. A seize ans, tout en travaillant comme servante dans une ville voisine, elle se sent appelée à donner sa vie au Seigneur, et ainsi le 1er aout 1925 elle est admise à entrer dans la Congrégation de la Mère de Dieu et de la Miséricorde divine à Varsovie. Elle débordait de joie : « J’entrais au couvent comme on entre au paradis ! » Elle est alors envoyée à Cracovie pour commencer son noviciat, puis prend l’habit religieux et reçoit le nom de Marie-Faustine. C’est en 1933 qu’elle y prononce sa profession perpétuelle et aura la vision de Jésus miséricordieux. Elle rencontrera alors l’abbé SOPOCKO qui deviendra son confesseur à qui elle confiera ses visions de Jésus miséricordieux. Le 25 mars 1938 sœur Faustine voit Jésus qui s’incline vers elle en lui disant : « Ma fille, aide-moi à sauver les pécheurs » Sœur Faustine s’immole donc dans une lutte sans merci pour sauver les âmes. Et le 5 octobre 1938, elle fait ses adieux au monde, offrant sa vie pour le triomphe de la Miséricorde divine dans les âmes… elle a alors 33 ans, comme le Seigneur Jésus mourant sur la Croix ! Sœur Faustine, béatifiée le 18 avril 1993, a été la première canonisée de l’Année sainte 2000, le 30 avril, le dimanche qui suit celui de Pâques, désormais appelé « dimanche de la Miséricorde divine » Que ce mois d’avril soit donc placé sous ce vocable de la Divine Miséricorde et que la totalité de l’œuvre du Salut du monde se réalise selon les désirs du Seigneur Jésus, notre Seigneur et notre Dieu ! « Jésus, j’ai confiance en Toi ! »