L’habit traditionnel coréen se caractérise par ses lignes simples et l’absence de poches.
Le « hanbok pour femme » se compose d’une grande pièce de tissu attachée au niveau de la poitrine qui forme une longue jupe appelée « chima » (soit simple, soit doublée, soit matelassée) et d’une veste nommée « jeogori », plutôt courte, caractérisée par des décorations délicates et les courbes des manches qui rappellent les auvents des maisons traditionnelles coréennes.
Le col blanc, attaché à l’encolure, est amovible et fait contraste avec le reste de la robe. Il participe aussi à l’harmonie de l’ensemble en mettant en valeur la ligne du cou. Une longue pièce de tissu ornementale pend verticalement devant la jupe et forme un nœud au niveau du sternum ; c’est « l’otgoreum ».
Vous connaissez le « Big Bang », mais savez-vous ce que sont les « Nolebang » en Corée ? C’est un lieu d’expression existentielle, si l’on peut dire. Ou plus simplement, une salle pour le chant (tout comme les « PC Bang », salles de jeu informatique).
La vie des Coréens se partage entre la vie sociale, la vie familiale et la « vie du chant ».
Les deux premières étant régies par les lois très rigides du confucianisme, les Coréens ont cherche un espace qui leur permette de s’exprimer librement, un lieu d’evasion. Les protocoles coréens de salutation et de présentation ne facilitant pas une prise de contact spontanée, les coréens développent une certaine résistance à la conversation « sur la pluie et le beau temps ». Le concept de « lieu expression individuelle en public » était né. Continue reading Le « Nolebang » comme lieu d’évasion→
On parle beaucoup à l’étranger des jeux vidéo en pleine expansion en Corée. Qu’en est-il au juste ?
1) Est-ce différent par rapport à la situation en France ?
Oui, car ici c’est d’abord un vrai phénomène…Imaginez : des milliers de personnes crier dans un stade, les fans sont là, les banderoles sont sorties, et malgré la pluie, l’ambiance est à son comble. Mais sur la pelouse, ce n’est pas l’équipe nationale de football, mais deux adolescents (Coréens) devant des (leurs) ordinateurs. Certes c’est moins sportif, quoique avec une très bonne paire de jumelles, on doive voir les doigts s’activer sur le clavier avec une extrême agilité… Alors pourquoi un tel engouement ? Continue reading La Corée, les jeux, Internet et les jeunes→
Deux fois par an. Le cinquième jour du deuxième mois et cinquième jour du huitième mois du calendrier lunaire
a lieu, à l’Académie Nationale Confucéenne « Seonggyun Gwan » à Séoul, une grande cérémonie confucéenne. Cette année, elle se tenait le 14 mars 2005 à 10 heures : ces cérémonies sont d’autant plus rares que le confucianisme est devenu très minoritaire en Corée où, pourtant, il reste plus présent que dans d’autres pays (moins de 1% de la population croyante se définit comme confucianiste). Continue reading Confucius, ses disciples et ses sages coréens→
Il est difficile de ne pas remarquer le goût prononcé des Coréens pour l’alcool, voire d’y échapper!
Mais d’où vient ce penchant qui fait vraiment pencher en cas d’abus?
Boire pour valoriser sa masculinité, boire pour se désinhiber, boire pour casser les carcans sociaux, boire parce que les autres boivent, boire pour se saouler, boire pour oublier, boire pour boire…
1900, 1912, 1924, 1936, 1948, 1960, 1972, 1984, 1996 et 2008 sont des années du rat. Le rat est un animal familier dans le monde entier. Il a une grande vitalité et donne une impression d’intelligence, d’habileté, d’esprit d’initiative.
Ceux qui sont nés l’année du rat possèdent donc beaucoup de ces qualités. Par exemple, ils sont francs et optimistes. Quelles que soient les circonstances, ils ne sont jamais découragés. En revanche, ils s’efforcent d’assurer leur subsistance. Agiles et intelligents, ils ont de l’intuition et de l’imagination. Mais, ils ne savent pas ou ne veulent pas utiliser la déduction logique. Continue reading 2008 : l`annee du Rat→
Basée à Séoul depuis 2002, l’équipe de MSF tente de coordonner le travail d’associations locales et de mettre
en place un réseau d’aide médicale et psychologique aux réfugiés nord-coréens.
Fin 1998, après plus de deux ans de présence à Pyongyang, la capitale de Corée du Nord, MSF quitte le pays en claquant la porte, estimant ne plus pouvoir assurer de manière indépendante son assistante médicale et en constatant de graves détournements dans l’aide humanitaire en Corée du Nord. Afin de poursuivre son action, MSF ouvre alors des bureaux à Pékin et à Tokyo, mais pour des raisons d’organisation et d’efficacité, décide finalement de s’installer à Séoul. Continue reading Médecin sans frontières en Corée : des professionnels de l’humanitaire en aide aux réfugiés nord-coréens→
Traditionnellement, il existe deux grandes fêtes nationales en Corée: L’une est le « seollal », et l’autre est le « chusok ».
Selon le calendrier lunaire, le « seollal » est le Nouvel an lunaire (premier jour de l’année lunaire) et le « chusok » le 15 août lunaire symbolisent la période des récoltes.
Pour ces deux fêtes, les coréens vont dans leur famille. Pour les coréens, c’est plus qu’une tradition, c’est une « religion ».
1) Pourquoi la guerre de Corée est une guerre dont on parle peu ? Quelle est la chronologie des événements ?
C’est une guerre méconnue car la France de 1950 a des soucis de politique intérieure (chute des gouvernements George Bildault, puis Henri Queuille, début du gouvernement René Pleven). Elle est aussi en pleine reconstruction : la France est déjà engagée militairement en Indochine.
Enfin, en cette période de reconstruction d’après la deuxième guerre mondiale, les crises asiatiques sont politiques, bien éloignées des préoccupations de la société française de l’époque.
Du bouddhisme en général et du bouddhisme coréen en particulier
Il est impossible de comprendre la culture coréenne dans laquelle nous sommes immergés chaque jour sans un minimum de connaissance sur le bouddhisme. Le bouddhisme est la « religion » annoncée de la majeure partie des coréens, et le visiteur étranger en ballade ne peut qu’admirer la vitalité de la pratique. Il suffit de se promener un dimanche sur n’importe quelle colline de Séoul, pour s’apercevoir que tous les marcheurs de 7 à 77 ans se recueillent ensuite dans un temple, perdu dans la verdure, qui les accueille au sommet…